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Soit dit en passant

Il y a longtemps que…

16 Octobre 2018 , Rédigé par jcd

Peut-être suis-je en train de vous saloper votre digestion alors que ce n’était nullement mon intention, peut-être. Mais, me suis-je aussitôt dit, à l’heure où ils liront ces lignes il y a belle lurette qu’ils se seront avachis devant leur poste de télévision, quand bien même bailleraient-ils déjà, terrassés par l’ennui. Tant pire donc, quand l’actualité est là il ne s’agit foutre pas de tergiverser, car vous ne le savez sans doute pas à cette heure, sept heures un quart,  le roi vient tout juste de choisir, et il vient à peine de me faire partager la nouvelle en insistant bien sur la nécessité absolue de ne point l’ébruiter inconsidérément, ce que je m’empresse de faire car je ne respecte rien n’étant qu’un gueux. Voici donc.
Le ministère de l’Intérieur est confié à Éric Zemmour, son altesse se déclarant convaincue de l’aptitude incontestable de ce dernier sans même avoir pris connaissance des œuvres complètes d’icelui.
Le ministère de l’Écologie, de l’Environnement et autres couillonnades est attribué à Anne Marie Alice Lauvergeon dont le nom n’est connu que de quelques membres influents du Parti socialiste (dont DSK) mais qui s’était brillamment illustrée au sein du salmigondis regroupant plus ou moins et selon les nécessités du moment Areva, Cogema, Framatome, le CEA (et donc EDF)  où l’on retrouve un certain Édouard Philippe, alors directeur de la communication personnellement impliqué dans le pillage de l’uranium du Niger.
Et tout cela tombe très bien puisque c’est justement Dominique Strauss Kahn qui prend en main les destinées du ministère de la Justice, celui de la Défense et de l’Innovation étant proposé dans un souci d’équité et de diversité à Jean-Paul Gaultier qui l’a accepté sans une seconde d’hésitation, vient-on de me faire savoir.
Le ministère de la Culture et de l’Agriculture associées revient en bonne logique à Michel Sardou qui a immédiatement exigé le soutien d’Édouard Leclerc pour la partie plus spécifiquement culturelle puisqu’il a longtemps dirigé un groupe de musique pop avec lequel il effectuait des animations dans les supermarchés de la banlieue ouest de Lille où il était très introduit.
Les autres ministères s’avérant d’une importance et d’une utilité très inférieures, ceux-ci sont dissous afin de rééquilibrer le budget global. Les cinq ministères retenus devront donc se répartir le travail que peuvent représenter, certains jours de l’année, les menus problèmes que pourront poser la Santé, l’Éducation et le Logement dont nul ne voit vraiment pourquoi nous avons jusqu’ici englouti de telles sommes d’argent dans ces domaines. Pour l’Emploi, me signale-t-on, c’est Pierre Gattaz qui prendra en charge la répartition de la main d’œuvre sur la totalité du territoire et, accessoirement, dans nos colonies. Il lui appartiendra de fixer le niveau de rétribution dans chaque corporation en veillant scrupuleusement à ce qu’il n’existe point de cumulards puisque, paraît-il cela se pratique couramment. Pour la Marseillaise vous n’avez qu’à vous débrouiller vous-mêmes.
Je tenais également à profiter de l’opportunité qui m’est offerte pour vous annoncer que cette broutille est la dernière que vous recevrez, gratuitement. La quantité de travail que cela nécessite m’oblige à prendre sur mon temps de repos alors que vous ne lisez même pas ce que Nous vous envoyons régulièrement, enfin plus ou moins mais ce n’est pas une raison suffisante pour le foutre à la poubelle, compte tenu du nombre d’arbres que vous avez dû faire abattre pour imprimer ces textes immortels que votre indifférence ne mérite pas. Désormais tintin broutille et ouallou blog et vous verrez que l’on s’en passe très bien. Non mais !

16 octobre 2018

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Pour Michel Onfray

9 Octobre 2018 , Rédigé par jcd


Ils étaient une demi-douzaine d’employés fidèles et obéissants réunis autour d’une table afin de condamner unanimement les propos tenus par un individu dont ils semblaient penser que sa place n’est certainement pas de s’adresser à un plus ou moins vaste public pour dénigrer, voire se moquer sans la moindre espèce d’humilité d’un homme que le peuple d’une nation tout entière a choisi pour le guider vers le succès, la réussite et l’épanouissement de chacun dans le félicité d’un bonheur enfin retrouvé.
Les employés fidèles et obéissants, serviteurs zélés de leur employeur, semblaient en avoir gros sur la patate et fustigeaient les manquements de cet individu, singulièrement absent alors que dans n’importe quel tribunal l’inculpé est invité à défendre ses positions et ses actes. Pas un contradicteur n’avait été admis à répliquer aux accusations prononcées par chacun des participants dans un même élan d’émouvante solidarité.
Généralement, dans ce genre de procès on accepte qu’un, ou deux au maximum, des plaignants vienne tempérer  la liste des griefs dont l’accusé est coupable afin de permettre à l’opinion publique de croire à l’intégrité des dénonciateurs. Voire à leur impartialité. Ici, point de simagrées, l’unanimité était totale et l’absent indiscutablement coupable et, dans la foulée, condamné.
La sélection du «jury» avait probablement été effectuée par des gens compétents afin qu’il n’y eut point la moindre fausse note pouvant offrir matière à discussion, voire à interprétation. L’ensemble était impressionnant d’homogénéité et,  même dans la pire des démocraties, il est plus que rare d’avoir affaire à une telle cohésion.
Que l’accusé ait tenu des propos quelque peu désobligeants pour le nommé Emmanuel Macron, attribuant à son égard des titres empruntés à la noblesse, nul n’a été dupe. Il s’agissait là de moquerie destinée à ridiculiser le plaignant, lui-même absent d’ailleurs. Et il semble que l’intéressé n’ait, quant à lui, pas jugé nécessaire de s’en offusquer, consentant en somme à se voir apparenté à un quelconque monarque. L’un des employés fit même valoir une accusation d’homophobie à l’encontre de l’accusé au motif que celui-ci aurait utilisé les termes Mon chéri en s’adressant au plaignant quand il s’agit en fait d’affection caractérisée, où seule une poignée de pervers s’en vient brandir  une hypothétique lubricité dont l’accusé me semble exempt en la circonstance et en l’absence de tout consentement  venu de l’éventuel partenaire. L’art de la dérision n’est certes pas à la portée de chacun.
Il peut m’arriver d’observer quelques divergences de détail avec l’accusé sur tel ou tel autre point mais  le plus souvent il m’est agréable , voire réjouissant de le lire et, dans le cas présent, j’adhère entièrement à son propos, y compris dans les termes où il le formule présentement. Que la monarchie ait à cœur de préserver ses privilèges nous y somme hélas habitués depuis fort longtemps mais il arrive aussi que parfois elle perde la tête…

9 octobre 2018
 

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Hola, demeurés, demeurons vigilants !

8 Octobre 2018 , Rédigé par jcd

Un de mes deux ou trois lecteurs (l’honnêteté me contraint à de tels instants d’humilité. N’ayant pas encore atteint la notoriété d’un considérable Wellbeck, je répugne à me saluer lorsque je me croise dans l’escalier) un de mes deux ou trois lecteurs, disais-je donc, m’a fait savoir que les Belges auraient gagné le Tour de France, et même plusieurs fois contrairement à ce que j’avais cru devoir avancer dans un textaillon du mois de septembre dernier alors qu’il ne s’agissait que d’une boutade destinée à faire sourire les imbéciles qui ne sont pas forcément originaires des beaux quartiers d’Amiens. Il s’agirait selon mon attentif lecteur d’Eddy Merckx – lequel était tout de même baron – alors que j’en étais resté à Louison Bobet voire à René Vietto. C’est assez dire mon degré d’ignorance crasse, au moins sur certains sujets puisque je peux tout à fait me montrer davantage inspiré sur d’autres, comme le beaujolais par exemple. Nul n’est éblouissant à n’importe quel propos, pour certains ce sont les cols, vrais ou faux, quand pour d’autres ce serait plutôt la descente. Nous verrons bien à l’arrivée qui aura su se montrer le plus captivant à défaut d’avoir été époustouflant.
Je pourrais aisément vous entretenir durant deux heures et demie des risques que nous prenons en traversant à pied et sans le concours d’une demi-brigade de gendarmerie le bois de Boulogne alors même que vingt-trois experts viennent tout juste de découvrir non loin du carrefour Georges Pompidou les restes d’un diplodocus ayant survécu à Tchernobyl et abattu par un chasseur venu d’Ariège alors qu’il rentrait chez lui pour les Jeux de 20 heures. Le diplodocus, pas le chasseur qu’il ne faut pas prendre pour un crétin, tout de même !
Comme quoi nous devons demeurer attentifs à tout ce qu’on nous raconte car il se pourrait fort bien que des fake news se soient introduits par une porte restée entrouverte menaçant de contaminer gravement le journal de Jean-Pierre Pernod qui, depuis, s’est mis au Ricard, ce con.


8 octobre 2018

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Rends-toi enfin utile, Xavier Deluc !

4 Octobre 2018 , Rédigé par jcd

Non, les choses ne peuvent pas continuer ainsi, il faut sans tarder faire appel au lieutenant Martin Bernier et à son équipe de la trop fameuse section de recherches, cette inénarrable série télévisée. Certes certes, le scénariste n’est pas Chandler ni le réalisateur Howard Hawks mais il faut faire avec ce que l’on a sous la main quand la situation est catastrophique à ce point. Sachons faire l’impasse sur nos exigences en termes de talents divers et variés quand il s’agit de sauver sa peau. Disons-nous qu’eux seuls peuvent peut-être éclaircir le mystère et nous retrouver sans perdre un instant le boulanger, voire l’artisan-boulanger qui a fabriqué le pain que l’on apporte dans le matin sans doute encore frisquet à l’aimable marchande de fromages de Saint-Moret. Ne pas savoir devient intolérable et nous sommes probablement des milliers à vouloir être informés. Est-il originaire du bourg où la scène se déroule et si oui il ne doit pas être bien difficile de savoir quel est cet homme, et pourquoi réussit-il si parfaitement son pain alors que tant de gougnafiers, d’ignobles sagouins produisent du nord au sud et d’est en ouest quantité d’ersatz dont les chiens eux-mêmes ne veulent pas entendre parler, et moins encore y goûter, pourquoi ? Ce pain dont on respire la parfum en même temps que le regard frémit d’envie à la vue de cette mie si légère dont la croûte convenablement cuite croustille sous la dent, pourquoi n’aurions-nous point le droit de nous en réjouir, nous aussi ? Il est des privilèges qui ne sauraient se négocier dont l’honnête homme du vingt et unième siècle ne peut consentir à se voir privé, qu’il soit chef de bureau ou simple chômeur en fin de droits, qu’il soit alsacien , berrichon, voire provençal ou même lyonnais pourtant tellement heureux de retrouver son maire préféré après que celui-ci se fut égaré à l’intérieur de quelque ministère pourtant fort compromettant. Nul n’a le droit d’infliger à ses compatriotes semblable punition, surtout lorsqu’il en va de sa propre santé et de celle de ses enfants, fussent-ils quelque peu dénaturés par un problème de consanguinité, la pratique étant encore courante dans certains départements, certes isolés mais pas au point d’en faire une coutume quotidienne à laquelle d’aucuns se sont attachés.
Il faut sans tarder mettre la main sur cet admirable artiste qui semble avoir offert son humble génie à régaler tout ce petit monde qui s’en vient chaque jour faire provision de son pain dont la farine n’est sans nul doute pas certifiée bio, sans gluten avec néanmoins une pincée de glyphosate,  mais simplement appétissante et merveilleusement odorante. Du pain comme il y en eut jadis sur les tables familiales tout autant que chez les restaurateurs les plus exigeants. Du pain que l’on n’échangerait pas contre la plus endimanchée des brioches.
Plutôt que de perdre son temps, voire le nôtre, à tenter de résoudre des énigmes totalement dépourvues d’intérêt réclamons haut et fort l’intervention de cette section de recherches afin que le pain qui fit jadis énormément pour l’image du Français avec le litron de rouquin et le béret nous soit enfin rendue dans son intégralité la plus intègre. Que les vils usurpateurs dépourvus du moindre savoir-faire qui se sont emparés des outils d’une profession plus que respectable soient jetés en prison ou pendus puisque nous nous interdisons de les jeter au four où devrait de préférence dorer notre pain quotidien. Sauvegardons notre patrimoine sans qu’il soit indispensable de faire appel au mécénat ô combien – vous avez dit combien ? – désintéressé de Monsieur Bernard Arnault.

4 octobre 2018    

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Indomptable Angélique

2 Octobre 2018 , Rédigé par jcd

En ces temps où de fières aventurières s’engagent dans le combat politique pour la préservation de l’espèce à peau blanche, tandis que de farouches féministes s’indignent de la faiblesse de leurs prérogatives face à la protubérance phallocratique  des chefs de bureau impavides et des producteurs de cinéma bavant d’impatience  il me semble nécessaire de rappeler que la législation de notre beau pays a accordé aux unes et aux autres le pouvoir de donner leur nom à quelque marmot né de leur rencontre sans doute inopinée avec un improbable godelureau qui aurait déserté les draps encore tièdes de leur ébats amoureux sans même laisser sa carte de visite. Je n’en veux pour exemple que celui de l’exquise Angélique Dorléans, née le 11 février 1838 à Metz qui donna naissance au père de mon propre père en 1862, fruit de son accouplement avec un illustre inconnu. Et c’est visiblement pour cette raison que je porte le même patronyme qu’elle, nonobstant le fait, quelque peu troublant, qu’elle naquit très exactement cent ans, jour pour jour, avant moi qui ai mes papiers pour le prouver.
Angélique avait une sœur, prénommée Françoise, Dorléans donc également, qui mit au monde en 1876 une Angélique Marie, conçue elle aussi dans les bras d’un inconnu. Décidément, n’y aurait-il point là comme une sorte d’idée fixe ?

2 octobre 2018

2 octobre 2018

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