Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Soit dit en passant

T’as le bonjour d’Albert !

30 Juin 2018 , Rédigé par jcd


Albert, qui fut un temps mon majordome.

 

 


Qu’importe la saison (je suis bien né au mois de février alors même que nous étions sur le point de nous fâcher avec nos amis nazis), qu’importe donc la saison puisque vous serez alors contraints de quitter à regret le confort douillet de votre canapé Ikéa que l’on monte en un week-end prolongé de Pentecôte sans avoir poursuivi nécessairement vos études à polytechnique. Car vous serez effectivement contraints, c’est la coutume qui l’exige, de vous rendre jusque dans cette contrée où les autochtones boivent dès l’aube du pastis ou du rosé, afin de se désaltérer affirment-ils sans la moindre pudeur. Dans cette contrée où vécurent notamment Giono et Pagnol jusqu’à ce qu’ils trépassent comme n’importe quel autochtone dont le bail n’a pas été renouvelé. En somme à peu de choses près comme vous ou moi et c’est précisément là où je voulais en arriver. Sauf que le terme vouloir est en l’occurrence quelque peu impropre dès lors qu’il convient de distinguer la pertinence de mon raisonnement et les circonstances qui vous obligeront peut-être à perdre une heure ou deux dans cette bonne vieille ville de Manosque où s’effectuera ma transformation en merguez hyper cuite. Tout ceci parce que j’ai choisi de ne pas opter pour la simplicité, plutôt commune en la circonstance, qui aurait voulu que je me laissasse repiquer en pleine terre comme n’importe quelle légumineuse sans toutefois aucun espoir de me voir reprendre, au risque bien improbable de monter en graine.
Je convie donc mes amis, ou ce qu’il en reste et en quelque état qu’ils soient, à participer à ce moment festif qu’il s’agira de rendre aussi primesautier que possible où, telle une pizza anchois-fromage, des chefs en costume de ville me mettront au four sans que j’aie le moins du monde à me soucier du réglage du thermostat et du temps de cuisson. Durant l’opération que d’aucuns pourront estimer un tant soit peu laborieuse au point de ne pouvoir réprimer quelque baillement  éventuellement sonore il me plairait fort que l’adorable et adorée Lisa Della Casa fut de la fête et m’enchante une dernière fois avec l’enregistrement qu’elle fit du quatrième des Vier Letze Lieder de Richard Strauss, accompagnée par le Wiener Philharmoniker sous la direction de Karl Böhm, en juillet 1958. Bien entendu je tiens à ce que soient conservés les applaudissements de la salle (c’est la raison pour laquelle j’ai choisi cette prise de concert) dont je souhaite partager l’enthousiasme comme si tous ne s’étaient réunis que pour moi.Lorsque le spectacle est bon et les comédiens excellents il est naturel et courtois que l’on applaudisse.
À celles et ceux qui n’auront rien noté d’autre d’important sur leur agenda il sera l’heure de quitter la salle du théâtre pour s’en venir déguster en mon honneur, bien que je déplore de n’être point des vôtres, une ou deux bouteilles de beaujolais blanc d’Oingt. Après quoi il sera sans nul doute temps d’aller se regarnir l’estomac à l’aide d’une seconde pizza (en dépit du fait que d’autres mets existent mais j’aurais tout dépensé en frivolités), accompagnée d’un côte de brouilly de chez Christine et Laurent Charrion.
Je ne suis pour l’instant prévoir de date fixe et je m’en excuse par avance. Quant à la météo disons qu’elle n’est guère plus fiable que la médecine mais je veux croire que l’éventuelle pluie saura être reçue comme un hommage à Maria Vargas, merveilleuse et inoubliable comtesse aux pieds nus. Sachez qu’aucun bis n’est prévu et que nulle seconde représentation ne sera donnée dans les jours qui suivront.

30 juin 2018 

Lire la suite

Des femmes , oui et pourquoi pas ?

23 Juin 2018 , Rédigé par jcd

 

 

 

 


Je me repens, du verbe se repentir, sans d car si la chose est bien faite il n’est pas nécessaire de recommencer. Je me repens donc car le 19 juin dernier je me suis affolé un peu exagérément en affirmant que nous allions manquer de femmes et je reconnais qu’après le rosé certains ont pu penser que trop c’est trop. En réalité il ne s’agissait que des individu(es) d’origine asiatique. Je voudrais d’ailleurs profiter de l’interruption inopinée qui précède concernant le terme individu dont je m’étonne que nulle ne se soit déjà indignée face à un tel exemple flagrant de sexisme-machisme- irrespect de la parité en niant purement, simplement et honteusement (oui, c’est possible de mélanger les trois) la personnalité de la femme qui quoi enfin merde a quand même le droit ô combien légitime de revendiquer son titre d’indindividue, balance ton porc et me too passeque faut pas exagérer quand même sinon y’a des quéquettes et des roubignoles qui vont sentir passer le casse-noix à lame bien aiguisée de la justice. Je disais donc que seules seraient concernées par ce constat terrifiant les femmes chinoises, indiennes ou coréennes victimes d’une discrimination scandaleuse (contrôle des naissances et avortements sélectifs) qui crée un déficit estimé à deux cents millions dont la conséquence immédiate se traduit par des enlèvements, des trafics et de l’exploitation sexuelle des spécimens encore en vie et en état de marche. Évidemment, qui aurait pu penser que de semblables comportements soient tolérés voire encouragés dans nos exemplaires démocraties occidentales où la femme elle-même  est autorisée à voter pour le candidat du libéral-fascisme pour peu que celui-ci concubine légalement et devant l’ensoutané avant que d’enculer sans lubrifiant son électorat béat d’admiration qui inlassablement répète encore, encore, mais retire ta bite cinq minutes que je pète…
Maintenant que je me suis bien repentu je peux bien vous le dire pour vous rassurer, nous ne manquerons de rien, ce n’est pas le stock qui fera défaut, il faut juste trouver le temps entre le spectacle totalement épuisant de ces millionnaires en short qui donnent de coups de pieds dans un ballon probablement innocent et la canicule qui va d’ici peu nous déshydrater les muqueuses, au point que certains d’entre nous, probablement vicieux par nature,  n’hésitent pas à se bourrer la gueule en avalant des produits frelatés dont les asiatiques, mâles ou femelles s’il en reste, ne veulent sous aucun prétexte puisque nous avons enfin perdu l’Indochine et que rien ne les oblige plus à se montrer polis avec nous sous la menace.
À nous les femmes donc et baisse ta gaine gretchen que je t’explique avec des gestes simples et un minimum de mots idoines combien la tempérance est une coutume désuète et désormais inadéquate en ce siècle qui exige que nous sacrifiions nos heures de loisirs à forniquer d’abondance pour le plaisir des deux qui vaut largement celui des dieux, encore que d’aucuns soutiennent, avec quelque parti-pris sans doute, que le plaisir des trois… mais c’est sans compter sur ceux de Gibraltar, de Bering, voire de Bonifacio. Sauf qu’arrive un moment où c’est la pagaille, le foutoir et que, quoi qu’on en dise, les possibilités ne sont pas inépuisables. Alors que nous, oui.

23 juin 2018

Lire la suite

Il ne manquerait plus que ça !

19 Juin 2018 , Rédigé par jcd


Les femmes seules, c’est comme les chèvres sans chien, ça ne fait que des couillonnades.
Marcel Pagnol

Voici quelque temps déjà j’avais relayé un cri d’alarme nous informant avec des sanglots dans la voix, à un point tel que j’avais immédiatement envisagé de proposer à Francis Lalanne d’en faire un tube, nous informant disais-je du manque probable durant cet été de vin rosé pour étancher la soif des enshortés en tongs venus se retrouver entre eux dans nos contrées où le soleil est moins mesquin qu’au sein de la capitale. Or, voilàtipas que ce matin même, alors que la température extérieure me déconseille vivement de mettre le nez dehors, je découvre la nouvelle menace qui pèse sur notre avenir et notre condition d’êtres humains – même si tous ne le sont que trop en certaines circonstances. Admettons néanmoins que ladite menace ne concerne pas uniquement le cheptel des cobayes volontaires qu’exploite chaque année le conglomérat de criminels réunis sous le label ô combien enthousiasmant  de producteurs de boissons prétendument à base de raisins afin de tester et déterminer aussi précisément que possible le taux de survie en cas d’ingestion délibérée et répétée de ce liquide à l’origine destiné aux plombiers chargés de détartrer les canalisations, lave-linge et lave-vaisselle que tout foyer soucieux des progrès de la science aime à s’enorgueillir de posséder à seule fin de libérer l’emploi du temps du personnel féminin à l’heure de Questions pour un champion, quand bien même l’essorage pourrait perturber la pertinence du propos.
Patatras donc ! la nouvelle est tombée comme au mois d’août 1945 une bombe atomique sur une petite cité du Japon dont les survivants ignoraient encore il y a peu qu’il est possible d’obtenir des résultats similaires avec une simple centrale nucléaire sans gaspiller le carburant de l’avion porteur. Et la nouvelle, pourtant terrifiante, ne semble guère émouvoir les populations de débiles profonds essentiellement préoccupées de savoir qui va gagner cette putain de coupe du monde de football. C’est affreux, horrible, monstrueux, le pire est à venir (quand bien même Thierry Ardisson demeurerait sur C8) : Nous allons manquer de femmes. Vous ne vous attendiez pas à celle-là, tandis que vous sirotez votre Préfontaines bien frais, inconscients que vous êtes ! Vous pouffez en vous disant qu’il y aura bien toujours quelques Négresses ou Chinetoques, les Japonaises étant exclues en raison de ce qui précède. Eh bien pas du tout, il va vous falloir tout faire à la main, cinq contre un comme disait l’adjudant-chef Candotto qui avait le sens de la formule. Oui, mais la reproduction, les naissances, la survie de l’espèce, s’affolent les plus pessimistes d’entre nous toujours soucieux de l’avenir dont ils subodoraient la disparition, sans toutefois le dire trop fort pour ne pas être lynchés en place de grèves des cheminots. Et la Pma, la Gpa, bande d’ignares, rétorquent les pragmatiques à costume-cravate et mocassins à glands qui stockent déjà leurs éprouvettes de foutre au frigo, à côté des raviolis de la veille, et du rosé. Mais s’il n’y a plus de femmes pour qui les poètes torcheront-ils leurs vers énamourés, à quoi serviront les Alfred de Musset de demain et les Julien Doré du mois suivant ? Et qui c’est-y qui va passer la serpillère, et qui donc va s’occuper des enfants ? Car il faut bien reconnaître que le futur ne s’annonce pas spécialement rose – qui était la couleur du parti socialiste à l’époque de Fabius.
S’il n’y a plus de femmes à quoi bon continuer à vivre, la femme est à l’homme ce que la boutonnière est au bouton, d’où l’idée soit-disant géniale de la fermeture éclair, qui parfois se coince, surtout celle de la braguette. Fort heureusement la plupart des hommes ont des mains et il faut quelquefois savoir renoncer à ce vieux jean auquel on était très attaché sans sacrifier pour autant une minijupe imaginée pour que l’on passe outre. Passons donc Mesdames et grand bien vous fasse et nous fasse, les obstacles ont été inventés pour être vaincus et le nombre ne nous fait pas peur.
Aragon soutenait que la femme est l’avenir de l’homme mais il est mort sans avoir connu Margaret Thatcher et j’omets volontiers des cas beaucoup plus récents auprès desquels il serait imprudent de manifester un quelconque soupçon d’intérêt, il est des curiosités qu’il convient d’estimer malsaines sans aller vérifier de plus près.

19 juin 2018

Lire la suite

Que la honte m’empourpre ! Et pis quoi encore ?

12 Juin 2018 , Rédigé par jcd


Ce matin (j’en connais qui déjà vont glousser en lisant ce qui suit mais dont je ne suis pas totalement responsable), ce matin disais-je donc je me suis levé à dix heures, cinq plus cinq car l’heure de réveil est au moins aussi importante que celle du lever mais je n’ignore pas que les esprits farouchement cartésiens s’inquiètent de savoir à quel quatrième top (mesure déterminante pour les vils besogneux que leur opiniâtreté pousse à se rendre utiles – du moins le croient-ils – à la société à laquelle ils sont ô combien fiers d’appartenir lorsque les chefs auxquels ils ont plus ou moins choisi de se soumettre leur indiquent avec une précision militaro-monarchique leur emploi du temps), ce matin donc je me suis éveillé à l’aube de ce dimanche où l’on fête Saint Landry, lequel a laissé son nom, sans qu’on lui ait demandé son avis, à la Saint Landry Bank and Trust Company en Louisiane alors que sa statue se cache dans l’église Saint-Julien-le-Pauvre, dans la bonne ville de Paris où il fut évèque, distribuant aux miséreux – il y en avait déjà – ses biens personnels et même ceux qu’on lui avait confié fin qu’il exerçât son ministère, ainsi qu’il est dit chez ces gens-là. Et redonc durant cinq heures je me suis tourné successivement sur le flanc droit puis le gauche avant d’opter, en désespoir de cause, pour la position du mort bien content d’en avoir enfin terminé avec toutes ces tentatives absolument ridicules visant à me rendormir. Car à cinq heures du matin les gens honnêtes dorment, seuls les brigands et les représentants des forces de l’ordre s’amusent à se courir après pour jouer à chat. Et je me faisais ces quelques réflexions quant au peu de nécessité qu’il y a à se lever afin de prendre son petit-déjeuner avant de se lancer à corps perdu (mais pour cela il y a hélas bien longtemps qu’il l’est et ce qui est perdu le demeure) dans une folle journée d’errances où l’ennui le dispute aux incertitudes avant que de gagner le divan où je ne déteste pas me reposer un moment, me sachant à l’abri du moindre psy soucieux de connaître mes fantasmes les plus indécents pour en déduire à quel moment exactement passera le train de huit heures quarante-sept qu’il me faudra finir par accepter de prendre pour descendre aux toilettes – tiens ! dis donc, et si je m’y rendais illico presto ? Car je n’ai encore atteint l’âge des béatitudes qui autorisent à pisser au lit. Ayant ainsi mis un terme catégorique bien que temporaire à cette inquiétude subreptice qui ne concerne en vérité qu’une toute petite partie de moi-même peu sensible aux ambiguités de la critique kantienne d’une métaphysique dont nous ne saurions affirmer qu’elle puisse être responsable du refus stupéfiant de madame Chazal de tourner dans la cinq cent soixante et unième adaptation des Trois mousquetaires alors même que nul ne devrait ignorer la version idéale réalisée par George Sidney en 1948 avec Lana Turner et Gene Kelly, je m’inquiète alors de la disparition prochaine et déjà annoncée de l’exceptionnelle retransmission télévisée de la messe de béatification d’Adèle de Blatz de Trenquelléon qui pourrait être remplacée par le concert d’adieu de Michel Sardou en léger différé toutefois dont l’œuvre musicale demeurera à tout jamais immortelle au sein de la congrégation de ses adorateurs tout transpirants d’émotion probablement à caractère sexuel chez certains sujets vulnérables. Et je me disais, en constatant l’épuisement prochain du rouleau de papier hygiénique triple épaisseur, que mon propre épuisement mériterait peut-être, faisant fi de l’indifférence générale, que je m’en inquiétasse avant que la lumière ne soit définitivement éteinte et la porte refermée sur mon silence depuis longtemps souhaité. Car en
vérité je vous le dis il est fort possible que de telles choses puissent continuer encore longtemps, comme si je jouissais, mais pas seulement, de la plus totale impunité au risque, certes mineur, de pomper égoïstement et inexorablement l’oxygène indispensable à la survie de quelque cahuzac ayant pourtant la faculté de s’en faire livrer jusques en son deux pièces cuisine de Villeneuve-Saint-Georges où il aime à faire croire qu’il survit dans le plus grand dénuement, à seule fin d’épargner les petits revenus aussi précaires que la santé du bas-peuple, puisque l’homme est de gauche.
Dans le même temps d’aucuns, octogénaires rabougris, expriment leurs soucis en une formule plutôt lapidaire : Est-ce que ça va durer encore longtemps ? À laquelle personne ne répond, faute d’avoir obtenu à temps les informations du SRPJ d’Arnouville-les-Gonesse. Tandis que sans ambages je vous le dis : Oui, puisque je ne suis point rabougri, que l´on prend dans ses doigts. Et qu´on roule. C´est fort, c´est âcre… (cet épisode-ci est réservé à quiconque bénéficie d’une culture littéraire et musicale d’antan n’ayant plus guère cours en ces temps macroniques.
Or donc, la question de la perpétuation des pauvres étant réglée une bonne fois pour toutes se pose celle, autrement capitale, de la mienne qui, si les projections (un peu dégoûtantes lorsqu’elle parle) et les prévisions de la cartomancienne rencontrée à la foire du Trône au début du siècle dernier devaient se vérifier, je ne devrais pas faire de vieux os, d’autant qu’ils ne sont déjà plus tout jeunes. Voilà pourquoi je ne dors pas très bien docteur et me demande assez souvent si je serai, prochainement ou non, publié dans la Pléiade et couvert d’éloges comme
il se doit par André Malraux ou n’importe quel autre pseudo-ministre de n’importe quoi en déplacement exceptionnel dans le Lubeuron, car du Lubeuron à ici où je m’attends au pire c’est l’affaire d’un quart d’heure ou deux. Et j’aimerais assez avoir le temps de changer de sous-vêtements avant l’apéro si je dois passer sur FR3 régions au moment où je partage un mambo d’enfer avec Brigitte.
Oui, ça va durer, à moins qu’un cancer généralisé ne m’emporte dans ses bras musclés pour une course en pédalo, histoire de vérifier si la distance séparant le Mont-Saint-Michel de Notre-Dame-de-la Garde, sans emprunter le raccourci, est effectivement un jeu stupide si l’on tient compte du handicap que représente le cancer, y compris pour une personne la veille encore en parfaite santé. C’est ce que m’a confirmé mon médecin alors que lui-même… D’autant qu’il faut quand même se coltiner le pédalo jusqu’au Mont-Saint-Michel et on se demande bien pourquoi. Ou alors il faut se résigner à prendre le train de huit heures quarante-sept.
J’ignore si vous êtes encore là car, précisément, le train vient de partir.

11 mai 2018

Lire la suite