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Soit dit en passant

Le vulgaire point de côté dissimule peut-être des choses affreuses

16 Septembre 2018 , Rédigé par jcd

 

 

 


Que ne vous a-t-on rabâché maintes fois combien les voyages forment la jeunesse mais vient un moment où il s’avère bien tard pour s’engager dans de pareilles aventures. Le plaisir de la découverte n’excuse pas tout et je connais d’autres moyens d’enrichir votre existence sans pour autant vous embarquer pour des expéditions hasardeuses dont on vous aura vanté la richesse en surprises.
L’individu, fut-il français de souche et s’étant déjà détérioré sous la monarchie pompidolienne se montre souvent fort frileux dès lors qu’il s’agit d’affirmer ses opinions, quand bien même nul ne le menace ou, plus modestement l’impressionne. Je n’hésite pas à vous le répéter en introduction à la moindre broutille, la médecine peut vous apporter énormément en termes de connaissances qu’il vous faudra ensuite perfectionner, quitte à venir affiner celles-ci auprès d’oncologues plus ou moins réputés. Entre le panaris et le cancer des poumons il n’y a pas lieu d’hésiter, renoncez à vos vieilles incertitudes et autres hésitations pour vous engager sur l’autoroute des convictions. Vous apprendrez ainsi qu’il n’existe aucun remède radical et que le moindre point de côté peut vous ouvrir une infinité de probabilités qu’il vous appartiendra de faire fructifier afin de contribuer, humblement avouons-le, aux progrès d’une science qui tâtonne encore. Votre généraliste qui n’y connaît pas grand-chose vous aura sans doute rassuré en vous affirmant qu’il ne s’agit que d’un petit bobo, ce sont ses propres mots, qu’il ne faut point s’en faire une montagne et qu’avec cette pommade et ces cachets deux fois par jour tout devrait passer comme une lettre à la poste alors que nul n’ignore les problèmes que soulève l’acheminement du courrier. Quelque temps après vous irez consulter un spécialiste, il y en a pour tout, qui vous dirigera vers le professeur Schwartzenmengele qui est une sommité en la matière, encore qu’en l’occurrence la matière demeure difficile à localiser et plus encore à déterminer. Moyennant un petit supplément, pudiquement nommé dépassement d’honoraires, vous aurez peut-être droit à une chambre que vous n’aurez pas à partager avec un quelconque agonisant en phase terminale avant que de découvrir le positionnement géographique de votre lieu de repos par rapport à l’aire de chargement et déchargement des poubelles de l’établissement durant la nuit. Dès le lendemain matin le silence glacial du bloc où l’on vous aura transféré vous saisira, contribuant ainsi à rétablir en vous cette sérénité sans laquelle l’opération d’un panaris peut facilement dégénérer et s’achever dans la consternation générale.
Vous vous en sortez bien, annonce d’un air entendu le chirurgien qui vous a amputé de quelque chose, avant de sortir car il n’a pas que ça à faire.
Vous ai-je dit combien ce bref épisode vous aura autrement épanoui qu’un très ordinaire séjour de trois semaines sur l’archipel de Touamotou, les rousserolles en moins, qui ne sont en vérité que des piafs des marais qui vous chient sur les épaules à la moindre occasion alors que les infirmières vous présentent le bassin avec le sourire.
Songez toutefois que le petit morceau que l’on vous aura prélevé peut fort bien, par une sorte de mimétisme plus ou moins pervers, s’être habilement reproduit avant son ablation et que votre dévotion à la pratique de cet art plutôt contemporain que l’on nomme la médecine n’en est qu’à ses débuts et que votre savoir ne va que grandir, d’expérience en expérience. Ne négligez rien, ne vous sous-estimez jamais, le petit bobo du début peut vous emporter loin, très loin !

15 septembre 2018

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Finissons-en !

12 Septembre 2018 , Rédigé par jcd


Cessons enfin de tergiverser, passons aux actes. Foin de cette ignoble hypocrisie qui fait dire aux uns et aux autres que ceci ou cela pourrait être dangereux ou en tout cas malsain pour notre précieux équilibre biologique, en mot pour notre santé dont je crois avoir compris qu’elle les préoccupe plus que de raison. Au point que, par exemple, Monsieur Tavarès, Carlos pour les intimes et président de PSA, s’émeut ces jours-ci de l’engouement généralisé pour la fameuse voiture électrique dont il affirme sans broncher qu’elle représente une aberration en raison précisément de cette foutue batterie qui ne serait pas aussi inoffensive qu’on cherche à nous le faire croire. Je ne suis pas loin de penser que tous les présidents de chacune des entreprise engagées dans la lutte ô combien courageuse contre la production de voitures thermiques partagent ce point de vue puisqu’il en va de l’avenir de nos propres enfants, et accessoirement de leurs enfants cela va de soi. Monsieur Tavarès nous explique très clairement que les dangers provoqués par la fabrication, l’entretien de ces batteries et leur destruction après usage ne rendent certainement pas le véhicule électrique plus respectable que la pire vieille bagnole fonctionnant à l’essence ou au diesel. Le coût envisagé pour équiper la France des sept millions de bornes destinées à recharger nos batteries serait d’environ 70 milliards d’euros. On peut aisément imaginer ce que serait ce coût à l’échelle de la planète. C’est un grand bond en avant pour l’énergie nucléaire et c’est en vérité là où je voulais en venir. Il est désormais plus que temps de mettre un terme, de façon globale là encore, à la prolifération incessante d’une population dont il est maintenant urgent de se débarrasser. Faisons largement confiance aux merveilleux crétins qui nous gouvernent de par le monde, soutenons les efforts méritoires des Trump, Kim Jung Un & associés pour faire procéder à l’évacuation radicale de milliards d’individus dont ils n’ont plus rien à tirer de vraiment substantiel. Le premier qui commence aura bien mérité de l’humanité car l’acte en lui-même est courageux et ne manque pas de détermination, voire de panache. Aux suivants de surenchérir puisque tous ou presque en ont les moyens. Tous les membres de cette multitude ne trépasseront probablement pas à l’issue du premier coup, il faudra évidemment en rajouter une ou plusieurs doses pour que le travail soit correctement achevé et il ne faut surtout pas hésiter, c’est en quelque sorte une œuvre de salut public, de l’art contemporain si nos penseurs acceptent ce petit pas de côté en termes de création. D’aucuns refuseront peut-être le concept  certes quelque peu audacieux de sauvegarde de l’esprit humain mais il faut savoir dépasser la vision sans doute un peu étriquée et égoïste, n’ayons pas peur des mots, d’une poignée de réactionnaires et de conservateurs frileux, engoncés dans leurs raisonnements pseudo-philosophiques d’arrière-garde. On me fera finement observer qu’à la suite des performances d’Hiroshima et Nagasaki en 1945 il y eut quantité de survivants qui attendirent parfois plusieurs dizaines d’années pour renoncer à survivre, mais nous étions alors à l’aube de notre épanouissement. Les progrès de la science ont été depuis considérables et tout nous conduit à penser qu’une telle lenteur n’est plus désormais tolérable et ne sera pas tolérée. Remercions nos chercheurs et tous ceux, plus ou moins obscurs qui, dans chaque contrée quelquefois douloureusement déshéritée, se sont évertués à mettre au point et fignoler des outils de destruction massive sans lesquels il ne nous serait probablement pas possible d’assister à ce gigantesque feu d’artifices dont nul n’a pu seulement imaginer la sidérante splendeur. Que les moins doués d’entre nous essaient seulement de s’inventer le spectacle étonnant et grandiose de la surface de la Terre enfin récurée de fond en comble, débarrassée de toutes les scories accumulées par l’homme comme par la femme sous prétexte de vivre et de jouir de petits plaisirs mesquins, tellement ridicules que l’on peine à y croire. Face à une telle révélation combien le véhicule électrique nous semblerait grotesque et comique si nous avions encore le cœur à rire.
Moi, je l’ai à pleurer
Il y a longtemps que je t’aime jamais je ne t’oublierai

12 septembre 2018

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Si c’est pour écrire des âneries pareilles mieux vaut s’abstenir !

8 Septembre 2018 , Rédigé par jcd

Cela fait maintenant plus d’une dizaine d’années – le temps passe et il s’arrête rarement pour dire bonjour et demander des nouvelles, c’est assez dire la mesquinerie de sa goujaterie – j’avais commis une série de peintures d’un caractère ouvertement interrogatif que j’avais décidé d’intituler Souvent je m’interroge à seule fin de laisser chacun s’imaginer que je suis un type qui se pose des questions sur le sens de sa vie, est-ce que ça vaut vraiment la peine de s’obstiner et pour Porte des Lilas est-il préférable de changer à Châtelet plutôt qu’à Place d’Italie  lorsqu’on vient de Villeuve-Loubet, mais quelle idée aussi d’habiter Villeuve-Loubet dont les indigènes se nomment, assez banalement dois-je dire, les Villeneuvois, exactement comme ceux de Villeuve-Saint-Georges alors que ce n’est quand même pas la porte à côté. Mais revenons à ce qui nous préoccupe car j’ai un peu tendance à digresser et des individus qui n’ont aucune notion de la complexité de la pensée, principalement la mienne dont je peux comprendre le caractère perturbant pour des esprits un peu simples, ce qui nous préoccupe disais-je et moi particulièrement parce que si je dois de surcroît me coltiner les soucis de tout un chacun quand celui-ci est infoutu de lire un plan de métro sans le secours d’un sergent de ville qui aura préalablement chaussé ses lunettes parce que, en cette occurrence-là, chausser ses après-ski n’a guère d’utilité… Revenons-y donc si vous le voulez bien, vu que je n’ai pas que ça à faire, d’autant que j’ai omis d’éteindre le gaz sous le café et que café bouillu café foutu comme dit la ménagère en passant la serpillère quand le plus sobre crétin sait très bien que l’aspirateur est de loin et de près encore davantage préférable pour nettoyer  les tapis.
Comme je tentais de vous le dire plus haut mais sans pour autant élever la voix, lorsque mon emploi de croque-mort m’en laisse le loisir je m’adonne aux joies populaires de la peinture à l’huile, encore que l’acrylique puisse présenter quelques avantages de séchage si l’on est un peu pressé et que l’acheteur s’impatiente. J’avais donc entrepris de créer une suite de tableaux au moyen desquels je me questionnais à propos des grands mystères de la vie et vous-même également si ça se trouve. Par exemple : Entre Alzheimer et Parkinson, que choisir ? On prend les deux ? Ou cette autre, bougrement angoissante : Quand je considère la durée de vie du plutonium 239 je m’étonne de la date de péremption des yaourts. Pas vous ? L’existence de cette série fut relativement brève – une trentaine de toiles de format plus ou moins identique (120 x 100) qui déboucha tout naturellement sur (mon suicide à l'alcool de prune, c’est plus long que le fusil de chasse mais ça fait moins de saletés) la suivante où l’écriture prit une place grossièrement insolente. Ce qui devait arriver arriva : la peinture s’effaça au profit du seul texte, ce que d’aucuns déplorèrent, assez sournoisement je dois le reconnaître, car en vérité je fais ce que bon me semble et n’ai de comptes à rendre à personne. Autant dire que je n’ai pas que des admirateurs inflexibles dès lors que je me refuse à les payer pour m’idolâtrer, et d’ailleurs mes moyens ne me le permettent point. J’obtiens avec mes textaillons un succès comparable à celui obtenu préalablement avec mes travaux de barbouillage qui ne m’ont pas permis d’entrer dans le prestigieux cénacle de l’art contemporain, ce que je n’ambitionnais nullement lorsque je considère le nombre de clowns que produit cette corporation, étant donné le peu de passion que j’éprouve pour les jeux du cirque qui, tout petit déjà, m’effrayaient quelque peu.
En conclusion disons que j’ai cessé de peindre et ne m’en porte pas plus mal, mes cinq admirateurs et trices non plus d’ailleurs qui se sont bien gardé(es) de déplorer à haute voix et par voie de presse ma défection, qu’il ne faut pas confondre avec ma défécation qui ne concerne, elle, que ma défunte activité d’artiste. Donc, ne comptez plus sur moi pour enchanter le regard plein d’émotion bovine du touriste de passage avec mes œuvres de quarante-trois mètres de long recouvrant sans la moindre pudeur la façade d’immeubles quelquefois conçus et élaborés sous le second empire qui abritent des hommes et des femmes soucieux de mettre au point à la ligne un nouveau contrat d’assurances dont nul clampin ne saura jamais ce qu’il a coûté de sueur et d’opiniâtreté pour la rédaction du seul article  7852 ter, alinéa 239 et son mode d’emploi pour personne diminuée intellectuellement mais néanmoins susceptible de commettre un meurtre de sang froid au sous-sol du Bazar de l’Hôtel de Ville à l’heure de pointe alors même que Michel Sardou, ou peut-être bien François Bayrou (j’ignore la différence à ceci près que Michel Sardou n’est pas mairede Pot), y effectuait la démonstration du remplacement du joint d’étanchéité sur une cuvette wc de fabrication allemande sans couper l’eau dans tout l’immeuble de l’hôpital voisin où une poignée de grabataires cancéreux était en train d’agoniser, complètement déshydratés alors que la température anale du hulot commun flirtait avec les soixante degrés après une sodomie passive ininterrompue durant plusieurs mois.
Où en étais-je donc ? Ah oui, j’ai cessé de peindre, je vais probablement cesser d’écrire puisqu’on se demande là encore à quoi cela peut-il bien servir et il n’est pas impossible que je cesse également de respirer parce que le glyphosate et le macronisme ne me réussissent pas, au point que je me demande si je ne devrais pas demander l’asile politique, sauf que je me demande bien où alors que le dollar luxembourgeois en a encore pris un coup derrière les oreilles, juste au moment de l’ouverture de la chasse. Sans parler de celui qui a encore oublié de la tirer et ne s’est pas dénoncé quand nul ne peut ignorer que c’est inscrit dans la constitution depuis 1943. Oui, car si l’air n’est plus aussi pur que du temps où la mère dansait le long des golfes clairs, il serait probablement opportun de se renseigner afin de savoir enfin de qui elle fut la mère, sans compter que du côté du père le mystère s’épaissit. Or ce qui fait tout le plaisir du mystère c’est sa légèreté, sitôt qu’il s’épaissit il empâte et le sujet devient bouffi, autant dire obèse et dégoûtant. Et comment voudriez-vous qu’ainsi il plût ? Pour plaire il convient d’être svelte, élégant , bien habillé en somme, sinon nous n’avons aucune chance de devenir président ou dictateur de n’emporte quelle république, autant en finir tout de suite, Pinochet l’a très bien compris. C’est précisément pour cette raison que je songeais à demander l’asile politique mais le Chili n’est plus ce qu’il fut et la Belgique non plus, d’ailleurs ici également c’est plein de Belges au cours de ces dernières années. On murmure que quelques-uns d’entre eux auraient demandé et obtenu la double nationalité. Pour avoir un roi des Belges en France sans doute et des moules-frites à tous les repas. Alors qu’ils n’ont jamais gagné le Tour de France ni le concours de l’Eurovision. C’est assez révélateur, non ? Il paraîtrait que certains Belges parlent français, où va se nicher la perversité ? Mais il y a des choses plus graves, m’a-t-on dit. Encore aujourd’hui, assez souvent je m’interroge : Pourquoi le ciel est bleu et la mer verte, et pourquoi avoir laissé la fenêtre ouverte alors que je me gèle les noix ?

8 septembre 2018 

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Refuser c’est mourir. Oui, et alors ?

3 Septembre 2018 , Rédigé par jcd

Refuser c’est choisir. Mais, vous offusquerez-vous, refuser n’est guère positif, ce n’est rien moins que du négativisme. Alors, pusillanimes se prétendant pragmatiques nous optons pour le moins pire, histoire de voir. Et nous voyons en effet. Et cela fait quelques années maintenant que nous contemplons le résultat de notre choix, qui n’en est pas un puisqu’il s’agissait juste de s’en laver les mains qui, ainsi demeureront propres au nom de la neutralité objective. Il existe des spécialistes dans tous les domaines et la carrière politique en est un de particulièrement juteux mais il y en a d’autres, jusque dans le secteur de la création dite artistique. Refuser c’est peut-être prendre le risque de n’avoir pas su choisir le ticket assurément gagnant alors qu’au bout du compte on doit constater qu’il eut été plus sage de s’assumer. On dit facilement oui plutôt que d’oser dire non. Dire non comme on dirait oui c’est affirmer une opinion, nous rassure-t-on, à cette différence près toutefois que la négation demeure catégorique alors que le oui s’accommode aisément du fait qu’on lui ajoute un mais qui laisse la porte ouverte au compromis, donc aux compromissions. Quant à l’opinion ainsi affirmée, dès lors qu’elle est positive, c’est-à-dire favorable, elle en vaut bien une autre pour qui toutes se valent et ont le droit de s’exprimer. Tandis que l’opinion négative n’est que défavorable, donc suspecte, voire dangereuse. Le refus, la négation ne sont pas constructifs, vous le savez bien, et d’ailleurs le non n’est-il pas dans les faits eux-mêmes destructeur. Les avant-gardistes, et d’autres moins officiellement innovants, ne clamaient-ils point qu’il faut du passé faire table rase ? Mais pas n’importe comment, car il est plus que légitime d’assurer ses arrières en sachant bien de quel côté vient le vent. Opportunisme me direz-vous, que nenni vous répondrai-je car il serait bien peu positif de le prendre de haut quand la marchandisation est plus que jamais auparavant l’objectif prioritaire et qu’il n’y a pas de honte à bien gagner sa croûte. Je parle de croûte alors que dans l’instant précédent j’avançais l’hypothèse ô combien fumeuse d’une création artistique gagnée par la marchandisation forcenée, mais c’est précisément que nous n’en sommes plus là, l’art contemporain n’a plus désormais pour ambition de se vendre pour quelques picaillons place du Tertre, il a su s’intégrer au système, mieux, il en est un des éléments moteurs et les Koons et autres Kapoor ont bien compris le sens de leur vocation. (Lire à ce propos l’excellent livre d’Annie Le Brun : Ce qui n’a pas de prix, paru chez Stock, dans lequel l’auteur s’illusionne peut-être exagérément lorsqu’elle affirme page 15 que le propos de Rimbaud continue de faire écho chez les très jeunes gens qui n’ont encore abdiqué sur rien, alors même qu’ils vénèrent très vite les substituts que la société leur fournit sans mégoter). Ce qui les différencie (Koons& Kapoor and Associated) de l’homme ordinaire tient dans ce mot : ils créent. Ce qui en vérité les rend comparables aux meilleurs de ces businessmen qui créent eux aussi, peu importe quoi d’ailleurs, dès lors que leur entreprise est cotée en bourse et que ses actionnaires sont satisfaits de leur investissement. Nos deux artistes contemporains – rassurons-nous, il en existe quantités d’autres tout aussi talentueux – probablement refuseraient de montrer leurs œuvres dans un quelconque salon pour débutants ou retraités, ils ne mangent pas de ce pain-là, eux. Qu’on leur donne donc de la brioche, clament les membres éminents d’une intelligentsia plus ou moins internationale qui n’ignore pas ce que le renvoi (d’ascenseur) signifie tandis que l’autre n’est le plus souvent qu’aigreur.
Certes certes, lorsqu’on refuse il se peut que l’on découvre a postériori ce que l’on a perdu, voire ce à quoi l’on a échappé. Alors qu’en ne refusant jamais on sait ce qu’on a gagné, à cette nuance près que l’on ignore si l’on ne jouait pas à qui perd gagne, et inversement.
Allez, je vous le refais ? Ha ha ha ha ha ha ha !

3 septembre 2018  

 

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