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Soit dit en passant

À qui doit-on faire confiance ?

26 Novembre 2020 , Rédigé par Jean-Claude Dorléans


Le 25 novembre 2020 les autorités compétentes dénombraient un peu plus de quatre mille patients en réanimation, étant entendu qu’il convenait de prendre en compte 141 patients de moins lors des dernières 24 heures.
Sensiblement à la même heure le même service de comptabilisation signalait le décès à l’hôpital de 384 patients au cours de ces mêmes dernières vingt-quatre heures.
Doit-on ajouter les 384 personnes décédées aux 141 ayant quitté le service de réanimation selon que celles-ci ont agi ou non de leur plein gré et en absolue conscience de leur état ?
Au moment même où l’on est en droit de s’interroger sur l’opportunité de rendre obligatoire la vaccination contre le virus de la Covid 19 nous pouvons en effet nous inquiéter de la pertinence des choix effectués par le pouvoir politique depuis le début de cette pandémie, quand bien même celle-ci aurait désormais réintégré le statut plus rassurant d’épidémie.


26 novembre 2020

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Sur l’air du Verseau

21 Novembre 2020 , Rédigé par Jean-Claude Dorléans

 

 

Hello les mecs, hello les filles, la nouvelle m’est tombée dessus il y a peu, alors même que je terminais mon verre de blanc d’Oingt et que, la bouteille ayant rendu l’âme, je m’apprêtai à entreprendre la dégustation d’une bouteille de beaujolais rouge qui n’a pas , je le reconnais, les qualités de finesse et de subtilité de son collègue blanc mais c’est peut être lié au moment de le journée car il y a un temps pour tout et il est réconfortant de savoir que le rouge trouve son plein épanouissement lorsqu’il a été précédé par quelque(s) verre(s) de blanc. Au-delà il s’agit toutefois de préciser que ce genre d’expérience ne doit jamais et sous aucun prétexte de prétendue curiosité ou de non moins prétendu œcuménisme être tentée avec n’importe quel jaja, au risque d’une détérioration à jamais des papilles qui sont irremplaçables, tous les esthètes vous le diront, et je me flatte d’en être.
La nouvelle, mais de quelle nouvelle prétend-il nous entretenir, soupire le chœur que la déshydratation menace de rendre aphone, ce qui ne serait pas un mal car j’en ai par-dessus la tête d’être constamment interrompu. La nouvelle serait donc que nous allons d’ici peu entrer dans l’ère du Verseau et il paraît que ce pourrait être terrible alors que les heureux bénéficiaires de ce signe zodiacal sont, le plus souvent, de très aimables compagnons. De beuverie, ajoutent sournoisement de mauvaises langues que la jalousie conduit à proférer n’importe quoi puisqu’il est essentiel d’avoir payé sa tournée pour avoir son mot à dire, tous les ivrognes vous le confirmeront, et s’ils ne le font pas c’est que leur verre est vide.
Or donc, nous voici sur le point de bénéficier de l’influence de ces individus qui seraient nés entre le vingt janvier et le dix-huit février, l’année important peu, à ceci près toutefois que 1938 me semble un excellent millésime mais il est évident que tout un chacun ne saurait bénéficier d’un semblable privilège. J’ai écrit semblable afin d’afficher ma courtoisie mais il est bien évident qu’il conviendrait d’affirmer combien cet honneur ne peut être qu’unique et ne s’attribuer en aucun cas au commun le plus ordinaire.
L’ère du Verseau s’annonce pour très bientôt puisqu’il est peu probable qu’un quelconque événement à caractère manifestement catastrophique ne soit envisageable dans les jours à venir alors même que les individus qui décident du cours de notre existence n’ont, pour l’instant, laissé deviner leur intention de mettre un terme à ce moment de béatitude qui nous est accordé et permet à chacun d’entre nous de savourer son bonheur d’être encore en vie et de se gorger des fariboles que des margoulins leur assènent à longueur de journées.
L’ère du Verseau pourrait fort bien se révéler encourageante à poursuivre encore le peu de chemin qui s’ouvre devant nous quand rien encore ne nous avait conduit à imaginer la probabilité d’une possible rémission, fût-elle temporaire voire momentanée, de ces contrariétés qui en conduisent plus d’un à se tourner vers la solution de facilité du suicide. Mais attention, il n’y en aura pas pour tout le monde. Seuls quelques-uns seront choisis pour profiter de cette alternative, les autres devront se satisfaire de ces illusions que leur procurent passagèrement l’abus d’alcool et la fornication frénétique en compagnie de n’importe quel(le) partenaire de location. Il y aura naturellement quelques introduits qui sauront bénéficier de ce présent à consommer sans attendre sans qu’il faille pour autant en tirer des conclusions désobligeantes quant à leur vénalité. Quelques noms viennent à l’esprit, déjà célèbres pour leurs performances antérieures, nous nous garderons bien de les dénoncer afin de ne point nous exposer à des sanctions qui seraient à l’image de ceux-là mêmes qu’il convient de craindre, à défaut de les respecter. Approchons-nous de la scène où le spectacle sera donné en représentation unique, accrochons-nous à notre fauteuil de peur qu’on nous l’ôte avant que d’y avoir posé notre fessier et apprêtons-nous à applaudir les grimaces de ces pantins dont on nous vante régulièrement les dons ou les exploits.
Cela ne saurait désormais tarder, l’ère du Verseau va débuter et gare à ceux qui auront négligé de prendre leur ticket au préalable. Encore quelques instants à attendre dans la fébrilité qui précède les grands événements, il semble que l’on entende déjà la mélodie, les paroles suivront et, tous en chœur nous chanterons l’air du Verseau : J’ai du bon tabac dans ma tabatière, j’ai du bon tabac et tu n’en auras pas… et c’est bien fait pour ta gueule , espèce de pauvre gros con.

28 novembre 2020

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Toubib or not toubib !

5 Novembre 2020 , Rédigé par Jean-Claude Dorléans

Récemment, au cours d’une émission de télévision ordinaire, fut posée cette question qui n’est certes pas totalement dénuée d’intérêt, notamment pour celui, ou celle, à propos de qui il convient de s’interroger : Combien vaut une vie ? Car de nombreux paramètres peuvent influencer l’évaluation, principalement qui fixe le montant et quelles sont ses relations avec la personne choisie pour cette démonstration dont les conséquences peuvent éventuellement s’avérer fâcheuses pour ladite personne. écartons au préalable toute différence de couleur de peau qui aurait un peu  tendance à influencer la compétition dès lors que le seul fait d’afficher un bronzage excessif risque de peser défavorablement sur le prix de base de l’article choisi, exception faite pour les amateurs et trices friand(e)s d’exotisme. Examinons ensuite la position sociale dudit article au regard de celle de l’acheteur potentiel puisqu’il ne viendrait à l’esprit de quiconque – pour peu qu’il fut sain de corps et d’esprit – de tenter d’acquérir un produit susceptible un jour ou l’autre de prétendre le concurrencer. Il existe des règles que l’on doit s’interdire de contourner, sinon nous allons à la chienlit. À partir de ces bases acceptées d’entrée de jeu et de part et d’autre la mise sur le marché peut démarrer et les enchères éventuelles pimenter le dialogue. Nul ne saurait ignorer le penchant actuel visant à dénigrer la qualité d’une marchandise dont on ignore la provenance. Le prix d’une vie peut varier en fonction des circonstances, intérieures ou extérieures ayant présidé à la mise en vente d’un produit dont l’acquéreur aura ensuite  à assumer la charge, parfois durant plusieurs années si nul accident forcément imprévu et ce d’autant plus qu’il était imprévisible ne vient interrompre l’éventuelle transaction. Observons combien l’argument bio peut générer des surestimations parfois abusives et il est sage de savoir exiger des garanties d’authenticité, nonobstant la fraîcheur du produit. Une vie ne doit en aucun cas se vendre comme une boîte de conserves, sans garantie du gouvernement, lequel s’engage à respecter les différents labels au nom desquels il promeut une qualité de référence que nul n’est autorisé à contester sous peine de poursuites judiciaires pour diffamation avérée.
Il convient par ailleurs de préciser que ce que vaut une vie demeure un concept susceptible d’engendrer des exagérations, d’un côté comme de l’autre, de la mauvaise foi, voire de honteux mensonges visant à abuser l’autre partie, notamment celle qui toujours a tort. Combien vaut une vie ? La question elle-même n’est pas exempte de subjectivité puisqu’on a vu certains individus affirmer que la leur n’a pas de prix, ce qui ouvre indubitablement la porte à toutes les vantardises alors même que le prix du ticket de métro demeure, en dépit des fluctuations de la Bourse, relativement stable d’un jour à l’autre sans vraiment prendre en compte les disparités constatées entre un département et son voisin où l’on continue, aujourd’hui encore, à attendre le bus durant des heures alors que l’orage menace et que cette paire d’espadrilles ne passera pas l’hiver, pour peu que la neige soit de la partie en cette fin août et qu’il eut été préférable de rester à l’hôpital où le potage au vermicelle est délectable, notamment à l’issue de cette troisième journée de diète. Combien vaut une vie ? Cela dépend presque totalement de l’usage que l’on compte en faire, car il est manifeste que, dans certains cas, cela relève du gaspillage. Constatons en effet que certaines vies peuvent parfois se montrer à l’usage de beaucoup inférieures, qualitativement parlant, au prix auquel celles-ci furent vendues. En pareil cas les recours sont inexistants, une vie commencée se doit d’aller jusqu’à son terme. Bien entendu, chacun demeure libre de l’abréger s’il le souhaite mais fort peu nombreux sont ceux-là mêmes qui font ce choix. Par pudeur, par crainte de l’inconnu ou parce qu’il faut savoir se contenter de ce que l’on a, prétendent-ils. Néanmoins, chacun reste maître de sa vie et peut en disposer à sa guise, ou presque, dès lors qu’il l’a payée.
Toutefois, rien n’autorise quiconque à disposer de la vie d’autrui, car la vie des autres ne nous appartient pas véritablement, quand bien même d’aucuns veulent ignorer cette précision que nous qualifierons de pur bon goût. Un cinéaste allemand bien informé sur ce type de pratiques a réalisé au début de ce nouveau millénaire un film qu’il a, fort opportunément, intitulé La vie des autres. Florian Henckel von Donnersmarck y raconte que, dans certaines circonstances précises, des individus ont eu tendance à négliger le concept basique d’amour entre les hommes en recourant à des procédés que la morale réprouve mais nous savons aujourd’hui combien la morale doit quelquefois s’effacer devant l’exigence principalement économique, faute de quoi c’est la vie elle-même de nos élites qui serait mise en danger. S’interroger sur ce que vaut une vie n’est en vérité rien d’autre qu’un jeu d’esprit, un problème de philosophie tout au plus qui ne doit déboucher en aucun cas sur des généralités. La seule question qui doit orienter notre réflexion et donc notre action tient dans le choix qu’il nous appartient de faire au moment de décider qui peut continuer de vivre et pour combien de temps encore. Combien vaut une vie ne peut avoir de sens qu’après que nous ayons répondu en préalable à la seule interrogation qui vaille : Qui ? Certes certes, la sagesse voudrait que l’on prit conseil auprès de son généraliste mais ce n’est pas sans risque, selon que l’on s’adresse ou non à un disciple du célèbre professeur Raoult qui n’est pourtant pas plus méchant qu’un autre. Ainsi va la vie… Quant à son prix !


04 novembre 2020

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