Prout !
Je me suis déjà longuement – trop, diront certains – exprimé à propos de l’indifférence, j’en conviens. Toutefois, le peu d’estime que j’affiche à l’égard de l’attitude manifestée par ces esprits supérieurs me conduit ce matin, comme déjà depuis plusieurs jours, à m’étonner d’une telle pratique chez la plupart de mes infortunés lecteurs. Certes certes, lors de mes rares instants de bienveillance j’ai pu consentir à qualifier de mépris un tel comportement. Mais il est hélas si facile de passer de la bienveillance à la complaisance que j’ai décidé de ne plus vous honorer de ma prose, parfois sans doute un peu trop riche en qualificatifs que savent nous épargner les zauthentiques zécrivains.
À ceux qui, dans un moment de lucidité, souhaiteraient m’adresser leurs excuses, je tiens à affirmer que je les accepte mais uniquement par voie postale plutôt que rectale et sous enveloppe correctement affranchie.
Voilà, ainsi s’achève ce monologue déposé depuis le sommet de ma tour d’ivoire ; mais une marée de merde en bat les murs, à la faire crouler… disait l’exquis Gustave Flaubert.
jcd, 20 janvier 2018